Hier soir, les étudiants en lutte ont investi la faculté de droit suite au vote de l'assemblée générale du 23 mars 2009. Ce vote a été suggéré par des étudiants appartenant à cette faculté. Contrairement à la rumeur, ils ont été nombreux à participer activement à l'occupation de leur bâtiment.
S'il faut encore le rappeler, cette université est, depuis peu, unique, et il est dès lors complètement fallacieux de se baser sur des frontières révolues. Nous déplorons donc le tollé suscité par l'application d'une décision prise par l'assemblée générale unitaire et souveraine s'inscrivant dans la poursuite du mouvement. Cette occupation, comme celle du patio, se veut active et intelligente afin de sensibiliser une population étudiante plus importante aux revendications et motions adoptées par la CNU et la CNE.
Par ailleurs, ces deux instances légitimes ont appelé à massifier et radicaliser le mouvement et c'est pourquoi nous avons pris la décision de répondre à l'appel national de manifestation de ce mardi 24 mars 2009. Nous avons donc choisi de quitter le bâtiment de notre propre gré pour nous rendre à cette manifestation, refusant du même coup de répondre aux violences venues de l'extérieur qui s'inscrivent dans une logique de criminalisation de notre mouvement sociale,chos que nous connaissons depuis quelques semaines et que nous condamnons fermement. Ceci prouve, s'il le fallait encore, que la violence n'est pas du côté des étudiants en lutte mais bien du gouvernement et de ceux qui décident sans autre forme de procès de le suivre.
Nous, université de strasbourg, appelons les autres universités à réaffirmer le fait que ce n'est pas le gouvernement qui décide ni du début ou ni de la fin du mouvement.