Samedi 14 mars 2009
La ratification des listes pour les européennes aura été l'occasion d'un petit mélodrame médiatique à souhait comme les socialistes en ont le secret.
Le mode de désignation est très contesté que ce soit chez les grands élus locaux ou les journalistes de la PQR (cf l' édito d'aujourd'hui de Jean-Claude Kieffer dans les DNA). L' argument est le même: les élus européens sont des élus de proximité. Rien n' est plus faux: les grandes régions n' ont aucune cohérence territoriale, historique, culturelle ou même sociale. Un électeur de Champagne-Ardennes n' est pas le même qu'un électeur Alsacien! D' ailleurs, il ne dispose pas de la même presse locale ou du même journal de France 3 qui sont les seuls canaux d' information pour la politique de "proximité.
Le découpage national (un pays, une zone) était bien plus simple et a été abandonné pour éviter la représentation des trop petites formations politiques (moins il y a de député élu sur une zone, plus le score a besoin d' être élevé pour qu'une liste dispose d' un élu). Si on avait voulu vraiment découper par "grandes régions", on aurait été mieux inspiré de découper par grande région européenne (Alsace- Bade Wurtenberg par exemple). D' une part les relations entre régions frontalières voisines ont souvent plus de sens (Catalogne française et espagnole, de la même manière, un habitant de Strasbourg a plus de loin avec l' Ortenau voisin qu'avec la Moselle) et d' autre part, quitte à faire des découpages territorialement incohérents, autant en profiter pour européaniser l' enjeu.
Un Eurodéputé n' est pas un élu de proximité, c' est un élu à la limite national (le programme du PS ne sera pas celui du SPD, malgré le Manifesto), et en tout cas européen. Les institutions de l' Union ne négligent pourtant pas les régions, puisque ses représentants sont représentants siègent au sein du trop oublié comité des régions de l' UE qui regroupe 344 membres qui sont "soit des élus, soit des acteurs clefs des collectivités locales et régionales de leur région d'origine". Ce parlement des régions est nommé par l' exécutif des pays membres mais doit respecter des critères de partialité politique et territorial. Comme les eurodéputés, les membres du CDR sont organisés en groupe politiques (cf le site du groupe PSE). Voilà des élus européens territoriaux ! Ne mélangeons pas tout et laissons les eurodéputés à leurs prérogatives communautaires qui devraient assez largement les occuper.
Mais le découpage électoral n' explique pas tout! Les divisions de ces dernières semaines sont dues à un mal plus profond: la balkanisation du PS en baronnies locales toutes puissantes qui font la pluie et le beau temps sur des militants censés voter "au canon" (dans les faits, ce n' est pas le cas). Ces "barons", souvent cumulards s' accrochent à leur pouvoir local (souvent conforté par une vraie popularité auprès des militants et des électeurs) pour faire la pluie et le beau temps dans leurs fédérations respectives en fonction de leur intérêt et de celui de leurs "poulains". Nous entrons ici dans une contradiction qui est la cause principale du conflit interne au PS: comment concilier nécessaire consultation des élus locaux en portant la rénovation des listes (européennes) ou des candidats uniques (législatives)? En effet, le parti a fait le choix d' imposer le non cumul des mandats et le renouvellement des candidats sur les listes des européennes. L' équation est complexe, mais partiellement résolue. Les militants socialistes ont largement validées les listes proposées par le conseil national puisque seules trois fédérations ont voté contre et hormis dans le centre, les listes ont été adoptées à plus de 70% dans chacune des grandes régions (77,20% dans le Bas-Rhin).
La rénovation est en marche, mais accouche dans la douleur. C'est sûrement le prix à payer.
Dans le grand est, tout va bien, Catherine Trautmann est notre tête de liste et la campagne pourra être menée serainement dès que le programme sera finalisé. Le texte d' orientation des socialistes fançais, largement inspiré du Manifesto du PSE a d' ailleurs été adopté à plus de 90% par les militants.
Le mode de désignation est très contesté que ce soit chez les grands élus locaux ou les journalistes de la PQR (cf l' édito d'aujourd'hui de Jean-Claude Kieffer dans les DNA). L' argument est le même: les élus européens sont des élus de proximité. Rien n' est plus faux: les grandes régions n' ont aucune cohérence territoriale, historique, culturelle ou même sociale. Un électeur de Champagne-Ardennes n' est pas le même qu'un électeur Alsacien! D' ailleurs, il ne dispose pas de la même presse locale ou du même journal de France 3 qui sont les seuls canaux d' information pour la politique de "proximité.
Le découpage national (un pays, une zone) était bien plus simple et a été abandonné pour éviter la représentation des trop petites formations politiques (moins il y a de député élu sur une zone, plus le score a besoin d' être élevé pour qu'une liste dispose d' un élu). Si on avait voulu vraiment découper par "grandes régions", on aurait été mieux inspiré de découper par grande région européenne (Alsace- Bade Wurtenberg par exemple). D' une part les relations entre régions frontalières voisines ont souvent plus de sens (Catalogne française et espagnole, de la même manière, un habitant de Strasbourg a plus de loin avec l' Ortenau voisin qu'avec la Moselle) et d' autre part, quitte à faire des découpages territorialement incohérents, autant en profiter pour européaniser l' enjeu.
Un Eurodéputé n' est pas un élu de proximité, c' est un élu à la limite national (le programme du PS ne sera pas celui du SPD, malgré le Manifesto), et en tout cas européen. Les institutions de l' Union ne négligent pourtant pas les régions, puisque ses représentants sont représentants siègent au sein du trop oublié comité des régions de l' UE qui regroupe 344 membres qui sont "soit des élus, soit des acteurs clefs des collectivités locales et régionales de leur région d'origine". Ce parlement des régions est nommé par l' exécutif des pays membres mais doit respecter des critères de partialité politique et territorial. Comme les eurodéputés, les membres du CDR sont organisés en groupe politiques (cf le site du groupe PSE). Voilà des élus européens territoriaux ! Ne mélangeons pas tout et laissons les eurodéputés à leurs prérogatives communautaires qui devraient assez largement les occuper.
Mais le découpage électoral n' explique pas tout! Les divisions de ces dernières semaines sont dues à un mal plus profond: la balkanisation du PS en baronnies locales toutes puissantes qui font la pluie et le beau temps sur des militants censés voter "au canon" (dans les faits, ce n' est pas le cas). Ces "barons", souvent cumulards s' accrochent à leur pouvoir local (souvent conforté par une vraie popularité auprès des militants et des électeurs) pour faire la pluie et le beau temps dans leurs fédérations respectives en fonction de leur intérêt et de celui de leurs "poulains". Nous entrons ici dans une contradiction qui est la cause principale du conflit interne au PS: comment concilier nécessaire consultation des élus locaux en portant la rénovation des listes (européennes) ou des candidats uniques (législatives)? En effet, le parti a fait le choix d' imposer le non cumul des mandats et le renouvellement des candidats sur les listes des européennes. L' équation est complexe, mais partiellement résolue. Les militants socialistes ont largement validées les listes proposées par le conseil national puisque seules trois fédérations ont voté contre et hormis dans le centre, les listes ont été adoptées à plus de 70% dans chacune des grandes régions (77,20% dans le Bas-Rhin).
La rénovation est en marche, mais accouche dans la douleur. C'est sûrement le prix à payer.
Dans le grand est, tout va bien, Catherine Trautmann est notre tête de liste et la campagne pourra être menée serainement dès que le programme sera finalisé. Le texte d' orientation des socialistes fançais, largement inspiré du Manifesto du PSE a d' ailleurs été adopté à plus de 90% par les militants.



