Ségolène Royal, députée des Deux Sèvres et candidate à l' investiture socialiste s' est prononcée en faveur de l' instauration de "jurys citoyens" composés de 15 citoyens inscrits sur les listes éléctorales dont le rôle serait d' évaluer les politiques publiques sur un temps donné.
Il est évident que le(a) prochain(e) président(e) de la république devra s' appuyer sur la démocratuie participative et sur l' intelligence collective. Mais il ne devra pas opposer la représentation nationale d' une part et des citoyens tirés au sort d' autre part. Le hasard n' a aucune légitimité, surtout face au suffrage universel !!!
Plutot que se fier à 15 personnes qui n' ont rien demandé et à qui on demandera de juger des actions dont ils n' ont peut-être pas les compétences nécéssaires à établir un jugement qui prendrait en compte toutes les facettes, il vaut mieux s' appuyer sur des citoyens qualifiés sur les domaines précis concernés par les réformes. L' Intelligence collective, c' est prendre en chacun ce qu' il a de meilleur, ce en quoi il est le plus compétent de façon à mettre en place des politiques dont la cohérence avec la réalité fera qu' elles seront efficaces.
La vision de Mme Royal de la démocratie participative est très simpliste et réductrice: ce n' est pas l' avis de 15 citoyens qui ne savent pas grand chose sur un sujet qui vont être capables de juger si une politique est bonne ou mauvaise sur ce sujet.
Bernard Gazier, économiste et auteur de "L' introuvable sécurité de l' emploi" (Flammarion) ainsi que Roland Pfefferkom, membre du conseil scientifique de l' Observatoire des inégalités et co-auteur de "L' Etat des inégalités en France" (Belin) seront lundi 30 octobre 2006 à 17h30 à la Fnac de Strasbourg pour un débat sur la précarité (<<Précarité, inégalité, flexibilité>>).
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Dominique Strauss-Kahn, candidat à l' investiture socialiste a proposé lors du second débat des primaires socialistes d' hier la création d' un
"patrimoine de départ" pour chaque jeune afin qu' il puisse entrer dans la vie active avec plus de facilité sur le plan financier.
L' attribution de cette somme est coûteuse, mais DSK veut faire un véritable pari sur la jeunesse, un véritable pari sur l' avenir. Pour financer cette mesure, il souhaite revenir sur les réductions d' impôts injustement offertes aux plus riches par la droite, mais aussi prélever diretement sur les impôts sur les succéssions pour que les patrimoines se transmettent à l' ensemble de la jeunesse...
Cette mesure est audacieuse, mais loin d' être irréalisable.
Mais DSK compte s' attaquer aux inégalités avant l' entrée dans la vie active. Il propose un certain nombre de réformes tout au long de la scolarité des jeunes:
-dès le départ avec un "service public de la petite enfance" qui permette aux enfants de bénéficier des structures nécéssaires à leur épanouissement et leur croissance dans de bonnes conditions quelque soit la situation sociale des parents,
-dans le secondaire en mettant le paquet sur les ZEP: réduction des effectifs (15 élèves par classe), enseigants et personnels supplémentaires. Le but n' est pas de supprimer la carte scolaire, mais de faire en sorte qu' elle n' ait plus lieux d' être puisque chaque établissement quelques soit son emplacement permettre l' épanouissement, la sécurité et la réussite à ses élèves.
-dans le superieur en investissant massivement dans les universités et en donnant plus d' autonomies aux universités pour alléger les lourdeurs administratives et techniques de la centralisation.
DSK fait le choix de s' attaquer aux inégalités dès leur source, seule manière de résoudre la fracture sociale que sévit dans notre pays depuis des années.