Les deux dernières semaines ont été chargées en actualités et je m'excuse pour mon absence de réaction sur ce blog. Je profite donc de quelques instants de répis dans mon emploi du temps pour
communiquer quelques remarques et impressions sur les buzzz du moment:
- Sur les municipales d'abord. Le résultat autant à Strasbourg que dans le reste de la France est sans appel: la déclinaison au niveau local de la politique de l' UMP a été lourdement sanctionnée.
Pour ne citer que le Bas Rhin: Strasbourg, Schiltigheim et Ostwald passent l'arme à gauche. La nouvelle majorité de la ville et de la CUS aura fort à faire pour renouer le lien entre Strasbourg et
ses citoyens qui ont été ignorés par le pouvoir en place depuis 6 ans. La nouvelle équipe qui s'est mise en place hier devant une salle du conseil bondée (je n'ai pas pu y entrer faute de place :(
) s'est engagée sur des sujets comme la démocratie locale, le logement ou encore le rayonnement de Strasbourg. Tout commence maintenant
En bonus,
un panorama photo et audio des étudiants en journalisme de Strasbourg sur le soirée de
la victoire à la Salamandre (le premier témoignage audio, c'est le mien)
- Sur la situation au Tibet. Je vais éviter de faire de la géopolitique de comptoire, mais il me semble tout de même que la répression dont souffre le peuple tibétain est révélatrice de la dureté
du régime chinois et du danger que représente l'alliance entre le libéralisme économique et le totalitarisme politique. Pour ma part, je suis plutot favorable à un boycott de la cérémonie
d'ouverture voire des JO tout entier. La question du boycott fait son chemin dans l'opinion et contrairement à ce que dit notre secrétaire d'Etat aux sports incompétent en verreux, cette option
n'est pas seulement observée par les dangereux droits de l' hommistes, puisque même le président (conservateur) du Parlement Européen, Hans-Gert Poettering envisage le boycott comme une pression
possible.
(cf interview dans le quotidien allemand Bild, cité par le quotidien israëlien
Haaretz -pas un mot dans la presse Française !?!)
- Pour finir, je vous invite à regarder
les photos de la Cantatrice Chauve, pièce dans laquelle j'ai joué au sein de la
compagnie de l'
ARTUS. Cette pièce, jouée à l'
Université Marc Bloch et au
lycée
Sainte Clotilde sera reprise au
théâtre de la Choucrouterie en mai et en ouverture du festival de théâtre
Théatralis en juillet (le 4?).
COMMUNIQUE
Philippe Spitz
Fondateur-directeur pédagogique, artistique et administratif de la première école de spectacle en province (1982) et créateur d'une pédagogie originale basée
sur l'interdisciplinarité des arts du spectacle vivant
Fondateur de
l’Association "VELUM – association pour le Développement d’un « Centre Régional Interdisciplinaire des Arts »
Fondateur et ancien président de « Strasbourg Culture 2008 »
Fondateur, ancien vice-président et ancien trésorier de la Fédération Française des Ecoles de Cirque, responsable de sa Commission Pédagogique
Ancien chargé de cours à l'Université Marc Bloch de Strasbourg
Responsable pédagogique national de projets pilotes en Centres de Détention et Maisons d’Arrêt
Responsable pédagogique d’une Classe de Préparation aux Concours d’Ecoles Nationales
Supérieures françaises ou étrangères dont un nombre important d’élèves ont été reçus - Ecole Nationale du T.N.S., Ecole Nationale du Cirque - Annie Fratellini, Centre National des Arts du Cirque
de Châlons en Champagne, Institut National Supérieur des Arts du Spectacle à Bruxelles, l’Ecole Lecoq à Paris, le Conservatoire National de Théâtre de Genève, des écoles de régie privées ou
publiques en France, en Belgique et en Allemagne...
J’œuvre depuis 1982, à Strasbourg, tant dans le domaine de la création de
spectacles – plus de 15 créations, plus de 2000 représentations et plus de 500 000 spectateurs – que dans le domaine de la formation – 25 ans d’une école interdisciplinaire aux arts du
spectacle soit plus de 12 000 pratiquants amateurs ou pré professionnels.
J’ai pris la décision difficile de fermer en mars 2005 Le Colibrille, Centre d’initiation et de formation aux arts du
spectacle pour des raisons économiques, laissant orphelins d’une formation jamais remplacée à Strasbourg plus de 400 élèves. Les raisons en ont été, certes un désengagement de l’Etat, mais aussi
un désintérêt de l’actuelle municipalité. Ainsi, nous avons reçu en janvier 2005 les subventions (15% de notre budget) de la Ville de Strasbourg couvrant l’année 2002, 2003 et 2004. Mais il était
trop tard et notre situation exsangue nous a obligé à prendre une décision de saine gestion : la fermeture. Nous avons été traité d’une façon méprisante, voire humiliante par les
responsables politiques de l’actuelle municipalité.
J’avais pris la décision d’accepter la présidence de Strasbourg Culture 2008 afin
de respecter une neutralité, qui me semble-t-il sied à un responsable culturel. Mais l’absence de visibilité culturelle offerte dans la pratique de la dernière mandature et des projets exposés
par la liste de Fabienne Keller, le manque d’une politique d’envergure dans le domaine de l’art, le manque d’écoute et de concertation m’oblige à sortir de ma réserve.
De plus, les politiques culturelles développées par l’actuel gouvernement au niveau national laissent augurer d’une
déliquescence de la création et de la pratique artistique dans un futur proche. Fabienne Keller et son équipe seront, en cas de réélection, un outil d’application de ces politiques
culturelles.
Je démissionne donc de Strasbourg Culture 08 et, retrouvant ma liberté, j’appelle à soutenir la seule liste alternative à
la liste UMP, soit la liste PS conduite par Roland Ries.
Cordialement
Philippe Spitz